Pourquoi cette discrimination persiste-t-elle ?
Les restes des superstitions
Même si la raison n’est plus affichée aussi ouvertement, la crainte du « chat noir porte malheur » influence encore de nombreux choix d’adoption aujourd’hui. Il n’est pas rare d’entendre, lors de campagnes de sensibilisation en refuge, certains visiteurs murmurer « Je préfère éviter les noirs, on ne sait jamais… ». La pression sociale et les injonctions familiales accentuent parfois ce rejet : inutile de « provoquer le destin » pour adopter un compagnon, alors il est jugé plus prudent d’en choisir un autre.
Le chat noir, trop ordinaire pour Instagram ?
Avec l’explosion des réseaux sociaux et de la « culture du partage », une nouvelle forme d’exclusion est apparue. Selon une enquête du Huffington Post (en date de 2018), nombre d’adoptants potentiels boudent les chats noirs parce qu’ils seraient « moins photogéniques » que leurs congénères tricolores ou tigrés : leur pelage sombre rendrait difficile la prise de « belles » photos, ou masquerait leurs expressions.
Ce critère superfétatoire pèse pourtant sur les adoptions, en particulier chez les jeunes générations, plus enclines à partager la vie de leurs animaux en ligne. Le hashtag #BlackCat sur Instagram totalise pourtant plus de 8 millions de publications, une preuve que l’image du chat noir commence doucement à bouger… mais le préjugé reste solide lors du choix en refuge.
Mauvaise réputation, adoption difficile
En plus de leur réputation injuste, les chats noirs souffrent aussi d’une visibilité moindre dans les box ou les cages, où la lumière artificielle ne met pas leur pelage en valeur comparé au chat roux ou gris clair. Les refuges témoignent fréquemment de cette « invisibilité ».
Enfin, certains adoptants relient encore le chat noir à des pratiques occultes ou à des actes de malveillance, notamment à l’approche d’Halloween, poussant parfois les refuges à suspendre temporairement les adoptions de chats noirs durant cette période pour éviter les risques de maltraitance (Source : 30 Millions d’Amis).