Abandon : facteurs de risque chez le chat de race
Des attentes élevées, des réalités différentes
Adopter un chat de race s’accompagne souvent d’attentes précises sur le comportement, le physique ou la santé de l’animal. Les familles craquent pour un Maine Coon majestueux, un Bengal énergique ou un Persan placide. Or, il arrive que la réalité ne corresponde pas à l'image véhiculée par les éleveurs ou la publicité :
- Les Maine Coons, par exemple, sont réputés pour leur gentillesse, mais leur grande taille et leurs besoins d’exercice sont trop souvent sous-estimés.
- Les chats Persans nécessitent un entretien du pelage quasi-quotidien et souffrent fréquemment de problèmes respiratoires.
- Le Bengal, très actif, ne supporte pas l’ennui et manifeste son mal-être par des comportements parfois difficiles à gérer.
Face à ces contraintes, certains propriétaires se retrouvent démunis et cèdent à l'abandon, soit directement en refuge, soit (plus grave encore) en déposant l’animal dans la nature.
Les portées non désirées ne concernent pas que les chats de gouttière
L’idée reçue selon laquelle seuls les chats “de gouttière” sont concernés par les portées non désirées est fausse. Il arrive que des chats de race ne soient pas stérilisés et soient eux aussi confrontés à un surplus de chatons. Le phénomène est moins massif, car la reproduction est mieux contrôlée dans les élevages sérieux, mais il existe bel et bien.
La mode et le commerce en ligne : facteurs aggravants
- La popularité rapide d’une race (comme le Scottish Fold ou le Sphynx) entraîne souvent des achats compulsifs, amplifiés par les réseaux sociaux et les petites annonces.
- Des éleveurs peu scrupuleux et des particuliers vendent sans suivi ni conseil.
- L’expansion de la vente en ligne de chats de race rend le contrôle plus difficile et favorise les abandons lorsque la cohabitation tourne mal.
Selon la Confédération Nationale Défense de l’Animal, les refuges recueillent de plus en plus de chats issus d’abandons "post-effet de mode", lorsque la passion du premier moment s’estompe (France Info).