Ce que dit la Loi : distinction capitale des compétences
La mairie détient le “pouvoir de police du maire”, ce qui signifie qu’elle gère les problèmes relevant de l’ordre public, la salubrité, la sécurité et la tranquillité des habitants (article L.2212-2 du Code général des collectivités territoriales). Dès lors que l’animal représente un problème de santé publique (déjections, cadavre, nuisance sonore), elle est la première interlocutrice.
Dès lors qu’on soupçonne une infraction pénale (cruauté, abandon, trafic), seule la gendarmerie/police judiciaire peut recueillir la plainte, mener l’enquête et saisir les tribunaux. La jurisprudence l’a rappelé dans plusieurs affaires jugées : le maire ne peut pas, seul, retirer définitivement un animal à son propriétaire sans l’autorité d’un juge (source : Tribunal Administratif de Paris, 2021).
Enfin, l’article 15-1 du Code de procédure pénale précise que “la police judiciaire constate les crimes, délits et contraventions”, ce qui s’applique à la maltraitance animale reconnue comme délit, passible de 3 ans d’emprisonnement et 45 000€ d’amende.