Différences de comportement, d’impact, mais aussi de solutions
Reconnaître la négligence involontaire
La négligence involontaire peut prendre mille visages. Elle inclut par exemple :
- Oublier de remplir la gamelle d’eau ou de croquettes suffisamment souvent
- Laisser un animal sans visite ni contact durant des jours (vacances, hospitalisation non prévue…)
- Négliger des soins vétérinaires importants par méconnaissance ou par manque de moyens (vaccination, antiparasitaires, traitement de plaies “qui ne saignent pas beaucoup”…)
- Laisser son chat ou chien à l’extérieur sans abri contre le froid ou la chaleur, parfois en pensant qu’ils “s’adapteront”
Dans la majorité des cas, les personnes concernées n’ont pas conscience de la souffrance de leur animal. Une enquête menée en 2021 par la Société Protectrice des Animaux (SPA) montre que près de 28 % des abandons sont précédés d’une accumulation de négligences liées à des difficultés financières, à la précarité ou à l’isolement social.
Maltraitance volontaire : des actes graves et leurs conséquences
La maltraitance volontaire est beaucoup plus violente, mais heureusement moins fréquente. Elle se manifeste par :
- Des coups, des sévices physiques ou psychologiques (hurlements, menaces, usage de la peur systématique…)
- La privation intentionnelle de nourriture ou d’eau
- L’utilisation d’objets douloureux (bâtons, colliers électriques, cages trop petites)
- La séquestration dans des conditions insalubres
- Des actes de torture (parfois filmés pour être diffusés sur les réseaux sociaux : la Brigade de protection animale estime à plusieurs dizaines le nombre de signalements mensuels liés à des vidéos de sévices depuis trois ans)
Dans ces cas-là, la souffrance animale est infligée en toute conscience et avec détermination. La maltraitance volontaire est souvent le fait de récidivistes, ou s’inscrit dans un schéma global de violence domestique. Selon « Fondation pour la Recherche sur la Violence Animale », dans près de 32 % des cas traités en 2023, les actes de violence envers les animaux faisaient écho à des violences au sein du foyer.