Les obligations concrètes de la mairie : du repérage à la prise en charge
Du signalement d’un animal errant à sa prise en charge, les mairies doivent respecter plusieurs étapes clés, chacune étant encadrée juridiquement.
1. La permanence d’un service de ramassage
La mairie a pour devoir d’organiser une permanence de ramassage. Cela se traduit, dans la très grande majorité des cas, par une convention avec une fourrière municipale, intercommunale ou un refuge agréé pour la capture, la garde et le suivi sanitaire de l’animal.
- Ce service doit fonctionner 24h/24 et 7j/7 (article L211-24 du Code rural).
- Le numéro d’appel pour signaler un animal doit être accessible et diffusé auprès des citoyens (site web, affichage, réseaux sociaux).
- En période de crise (canicules, inondations, etc.), la mairie doit renforcer la vigilance et les moyens de ramassage.
2. Le transport et la sécurité
La capture de l’animal doit être faite sans mettre en danger l’animal ni la population. Les agents municipaux ou les intervenants de la fourrière doivent être équipés et formés pour cela.
- Le transport jusqu’à la fourrière doit s’effectuer dans des conditions respectueuses du bien-être animal (article R214-17 du Code rural).
- En cas d’urgence sanitaire (animal blessé, malade), la mairie doit s’assurer d’une prise en charge vétérinaire rapide (source : SNVEL, Syndicat National des Vétérinaires d'Exercice Libéral).
3. La garde en fourrière et les démarches d’identification
Une fois l’animal en fourrière, celle-ci doit obligatoirement rechercher son propriétaire, en vérifiant d’abord la présence d’une identification (puce, tatouage, collier).
- Un animal identifié doit être restitué rapidement à son maître, qui devra payer les frais de fourrière.
- Si l’animal n’est pas identifié, la mairie ou la fourrière doit déclencher une procédure de recherche du propriétaire (avis d’information, affichage, signalements sur les fichiers d’animaux perdus comme I-CAD).
- La durée légale de garde en fourrière est de 8 jours ouvrés et francs. Si, après ce délai, l’animal n’a pas été réclamé, il devient légalement la propriété de la fourrière, qui peut alors le proposer à l’adoption ou, en dernier recours, le faire euthanasier (article L211-25 du Code rural).
Selon l’Ordre National des Vétérinaires, seuls 14 à 18% des chats trouvés sont retrouvés par leurs maîtres, faute d’identification (source : I-CAD).